- Le barreur était un homme ou une femme qui avait le
pouvoir de soigner. On lui demandait de venir au chevet d'une personne
malade comme on le
faisait aussi pour le bétail.
Généralement, il n'était spécialiste que
de quelques maladies, si bien que l'un guérissait les brûlures, l'autre les
dartres ou la jaunisse. Il soignait avec des plantes, des animaux ou
des insectes ou simplement en récitant une formule et en faisant
des signes.
- Le jeteur de sort était ce personnage
mystérieux qui à l'aide de procédés
tirés de la magie noire pouvait
"jeter le mauvais sort" dans une ferme.
Quelquefois, il s'attaquait aux personnes, mais la plupart du
temps c'étaient les bêtes qu'il désirait atteindre.
Devant ces risques, le
paysan essayait de se protéger au maximum. Mais souvent,
malgré les précautions, le mauvais oeil s'infiltrait dans
l'étable : un climat
de crainte s'infiltrait petit-à-petit. Mais si le maître
de maison avait une personnalité assez forte, il pouvait opposer
une résistance
morale et peut-être repousser le sort.
Les oeufs du Vendredi Saint étaient cencés ne jamais
pourrir. Ils étaient utilisés contre les maux de ventre.
Cette pharmacie datant du Second Empire, est restée en
activité jusque dans les années 1970.
Les pots, bocaux et autres récipients exposent en détail
les potions, onguents et pâtes pectorales préparées par le pharmacien
à base de corne de cerf, cloportes en poudre, blanc de baleine,
vipère coupée en quatre et huile de ver de terre...
A l'hospice, le paysan pouvait terminer ses jours ; le pauvre et le blessé se faire soigner. Les lits à rideaux sont caractéristiques des hospices du XVIIIème siècle. Les draps sont de différentes couleurs, respectant ainsi la confession du malade : les rayures bleues pour les protestants, les rayures rouges pour les catholiques.
Ce cabinet évoque la lente évolution
des techniques dentaires : des instruments anciens du XVIIIème siècle jusqu'à la première mécanisation. En plus des
ustensiles, un modèle du premier appareil de radiographie et un atelier de prothèses sont présentés.
© Musées Départementaux Albert et Félicie Demard - Champlitte - Château-Lambert