Le forgeron était un homme important dans le village. Il était
considéré comme le premier des artisans parce qu'il avait l'art de
manier le feu et de former le fer. Très souvent, il était le
détenteur de secrets de magie : guérison de diverses maladies,
"barrage" des chevaux fougueux...
Certains maréchaux-ferrants étaient aussi charrons. Ainsi, il
s'attachait à la fabrication complète des roues : du
façonnage des rais jusqu'au bandage métallique.
Un
atelier d'horloger du XIXème siècle a été
reconstitué au sein du musée. Celui-ci présente un ensemble
homogène d'outillage, de pièces détachées et
d'ensembles penduliers. Il est complété par un fonds d'horloges
comtoises.
La collection est complétée par un meuble pourvu de deux horloges, datant du XVIIIème siècle.
La
région de Champlitte possédait des sols très riches et une
terre propice à la culture du chanvre. Le chanvre était
coupé, battu et lié par gerbes puis mis à "rouir"
c'est-à-dire mis à tremper dans de l'eau, pour faciliter la
séparation de l'écorce ligneuse et de la tige.
Après de multiples préparations, le filage débutait
à la fin de l'automne, avant que les écheveaux ne soient
confiés au tisserand, lequel rendait ensuite la toile de chanvre servant
à la confection des draps et des chemises.
L'atelier du potier
Le potier était également tuilier et briquetier. Il fabriquait ce qu'on appelle "la tuile du loup". Celle-ci, placée un endroit précis du toit, avertissait des changements de temps grâce à l'action du vent.
L'artisanat de la dentelle apportait une aide précieuse aux paysans de la région. C'est lors des veillées que les femmes confectionnaient différentes pièces de dentelle, qu'elles vendaient ensuite à des couturiers et autres magasins de confection. La guipure de Luxeuil-les-Bains s'utilisait pour la confection de rideaux, couvertures et tapis à bon marché.
La dentelle ainsi produite était destinée :
© Musées Départementaux Albert et Félicie Demard - Champlitte - Château-Lambert